MA TENDRESSE

Dans le silence de ma cellule,
Quand il me vient de penser à toi,
Mon corps s’allume comme du bois
Et sur ma couche pour toi je brûle.

Mon amour pour toi annule
Les années de solitude et leur poids
Avec ta photo j’ai moins froid,
Ephémère liberté de libellule.

Regardant le bidule
Par lequel le gardien me voit,
Je me cache de ce qu‘il croit
Et le rêve bascule.

Il part coincer la bulle,
Tu reviens sous mon toit.
Mon corps est aux abois,
Mes idées se bousculent.

La nuit n’est pas une pendule,
Elle est longue pour moi.
Un milliard de fois,
Je pense à toi dans ma cellule.

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