J’aimerais vous envoyer un formulaire pour correspondre avec un détenu mais, avant, je voulais savoir si c’est possible pour moi parce que j’habite en Belgique?

Il n’y a pas de problème que vous habitiez en Belgique pour correspondre par l’intermédiaire de la Fraternité avec une personne en détention, ni d’ailleurs pour un membre résidant dans un autre pays de l’Union européenne. Pour les autres  pays, rien ne s’y opposerait, hormis les délais des services postaux qui rendraient difficiles les échanges de courrier.

C’est également possible pour une personne en détention en Belqique ou dans un autre pays.

La procédure est toujours la même : écrire sous un pseudonyme en rappelant à la personne avec laquelle vous correspondez comme adresse celle de la Fraternité à Auffargis – France. Le secrétariat fait suivre le courrier selon la même procédure.

Puis-je aller visiter le détenu avec qui je corresponds ?

Sachez que demander un permis de visite vous oblige à dévoiler votre identité et votre adresse (informations auxquelles le détenu a accès) car l’administration ne délivre le permis de visite qu’après enquête vous concernant.

Si toutefois, vous acceptez, il vaut mieux attendre quelques mois que la correspondance soit bien engagée.

D’autre part ne pas lui faire espérer plus d’aide à la sortie que vous ne pourrez  lui apporter

La personne détenue sait-elle que j’écris sous un pseudonyme ?

Oui. D’ailleurs, c’est la règle de prudence qui est suivie par les quelques autres associations qui organisent un échange de courrier avec des personnes détenues.

Comment établir une relation d’aide par la correspondance ?

En tout premier lieu : être à l’écoute c’est-à-dire être ouvert, attentif à sa parole

Marcher ensemble, ni trop loin, ni trop près

L’accepter tel qu’il est, tel qu’il se présente

Pouvoir maintenir la correspondance même s’il n’a rien à écrire d’intéressant parce qu’il juge sa vie en prison sans intérêt.

Etre vrai

Quelques écueils à éviter :

  • La pitié, l’excès de sollicitude
  • La confiance à priori. Faire confiance n’est valorisant que si la personne sait qu’on peut refuser cette confiance
  • Trop d’affectivité
  • Mais aussi trop de distance et de froideur

Puis-je donner mon n° de téléphone portable à mon correspondant qui me le demande ?

Les raisons d’une telle demande peuvent être multiples :

–          parler avec son(sa) correspondant(e) est une ouverture de plus vers l’extérieur pour la personne détenue

–          entendre le son de la voix donne l’impression de mieux connaître le/la connaitre

–          un dialogue oral devient facilement spontané, plus naturel, plus crédible qu’un échange de lettres

–          certaines personnes ont des difficultés à s’exprimer correctement par écrit

–          un n° de portable donne l’impression de mieux respecter l’anonymat qu’un n° de téléphone fixe

–          un échange téléphonique a l’avantage de l’instantanéité

–          de nombreux portables circulant (illégalement) dans les prisons, les dialogues sont plus discrets que les courriers qui passent par l’administration pénitentiaire ou entre les mains d’autres détenus

Les raisons de rester prudent(e) :

–          les annuaires inversés sur internet permettent d’accéder au message enregistré sur le répondeur du n° de portable, message pouvant comporter des données personnelles de l’abonné(e)

–          il est difficile de maitriser sa parole et certaines expressions orales peuvent être rapidement mal interprétées, susciter des espoirs déplacés

–          on ne peut pas revenir sur une parole alors qu’un écrit peut être corrigé avant d’être expédié

Envoyer un colis à un détenu

Le site du Ministère de la justice décrit le dispositif général ainsi que la liste des produits autorisés et interdits.
Les équipes locales du Secours catholique et de la Croix rouge organisent la distribution de colis standards aux détenus nécessiteux.

Attention, chaque personne en détention n’a droit, en principe, qu’à un seul colis de fin d’année. Cette règle explique le nombre de renvois de colis postaux