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2 poètes en détention gagnent le concours 2018

Lecture publique des 2 poésies gagnantes

 

Les 8 poèmes reçus pour le concours organisé par la Fraternité du Bon larron en 2018 étaient tous de qualité. Le jury n’ayant pas su départager les deux meilleurs, leurs auteurs ont été proclamés vainqueurs : une femme et un homme.

 

 

MA VIE

Un jour je me suis rendue compte

Que j’étais là en prison

Or jamais je n’ai imaginé

Devoir y séjournée

Je me suis poser plusieurs questions

A qui la faute ? A moi ? A mes proches ?

A ma famille ? Au système ?

Je dois réfléchir ! Comment j’ai

Conduis ma vie.

Aujourd’hui que dois-je changer

Car avec Dieu, il n’est jamais trop tard.

Moi je sais que j’en resterais

Marquée à vie

J’aime la vie qui m’attend.

Lucile


TENTATION

Perdu sans boussole dans les méandres de l’alcool.

Dans l’eau de vigne, j’oublie ma vie molle, parfumée au formol.

Je rêvais de sommets, mais je suis toujours au sous-sol,

A noyer mes doutes et mes regrets dans les degrés viticoles.

 

Le vin mauvais ne m’offre que des plaisirs vains.

Je me saoule, je m’écroule…

Dans mon corps coulent des liqueurs corrosives.

Dans ma bouche coulent des paroles agressives.

Je croyais me donner du courage,

Mais l’alcool vitriol me brûle et me donne la rage.

 

Mes sens sont tentés par des statues de faïence.

Une quête sans sens ; vie bancale à la Tantale.

Supplice, je dérive de vice en vice

Dans un univers interlope.

J’oublie de chercher ma pénélope

Sous l’œil cyclope d’un Big Brother sans cœur

Qui tisse sa toile, tel un linceul…

 

Seul, bien que connecté H24 aux télécoms,

Comme un mouton, je tweete et retweete,

M’adonne aux réseaux plus que de raison.

 

Aveuglé par les sirènes à la silhouette mirage,

Je m’égare dans ce labyrinthe de cépages.

J’ai la nausée comme dans un naufrage.

Je perds de vue Ithaque et Télémaque

Dans mes délires aphrodisiaques.

 

Alcootest positif, sang sans self-control.

Ivre de mes angoisses, je me trompe de paroisse.

Je picole, je quitte l’école, ma mère s’affole.

Je m’isole, l’esprit camisole…

Je me retrouve en geôle.

 

Ce n’est pas de l’alcool que j’ai dans les veines

Mais de la peine…

 

Au bord du coma

Je garde la foi d’une main tendue vers moi.

L’amour est le mot-clef

Qui déverrouillera la porte de mon cœur,

Et me donnera la tentation de la vie.

Stéphane

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