La Fraternité du Bon Larron face au coronavirus

La prison est déjà par définition le monde du confinement, et on en voit les conséquences : individualisme forcené ou solidarités de « clan » pour le meilleur et pour le pire, rupture des liens familiaux, du réseau social, des activités professionnelles… sans compter les nombreuses maladies psychosomatiques générées par une telle situation.

A quels espoirs se raccrochent les personnes détenues ? A l’espoir des parloirs, ouverture vers les personnes qui sont chères et susceptibles d’être des soutiens !

Or, depuis le 17 mars, le confinement dû à l’actuelle pandémie interdit (…) toute visite aux parloirs… Ce qui exacerbe les tensions, la colère ajoutée à la peur d’attraper le Covid 19.

Que peut faire notre Fraternité du Bon Larron ?

 – surtout prier pour le monde carcéral, notamment grâce aux intentions de prière envoyées (n’hésitez pas à les demander à Michel Foucault : priere.bonlarron@gmail.com)

–  multiplier les lettres quand on est déjà correspondant

– dire à son destinataire détenu qu’il peut parler de notre service de correspondants à ses codétenus

– proposer à son interlocuteur détenu de figurer sur la liste des appels téléphoniques autorisés, d’autant que la prison offre des forfaits téléphoniques

devenir correspondant en s’adressant au secrétariat du Bon Larron ( secretariat.bonlarron@gmail.com )

Maison d'accueil pour sortants de prisonLa situation n’empêche pas au résident actuel de notre maison d’hébergement à Auffargis dans les Yvelines d’être visité régulièrement au moment du ravitaillement par deux bénévoles alternativement en attendant que soit possible la rencontre de nouveaux candidats à notre accompagnement…

Merci à tous de ce que vous pourrez faire pour nos frères derrière les barreaux !

Pour en savoir plus sur le Bon Larron, association affiliée à la SSVP, voir sur  http://bonlarron.org/

Aude Siméon, présidente de la Fraternité