Informations sur l'activité de la Fraternité des prisons "Le bon larron"
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Aumôneries

La religion a toujours été vivante en prison : comme les moines, les prisonniers vivent dans des « cellules » gérées par la pénitentiaire, en référence à l’action traditionnelle de « pénitence » après l’aveu des fautes commises.  

Garantissant le libre exercice des cultes, la loi française de 1905 séparant l’Eglise et l’Etat a du prévoir le financement de services d’aumônerie dans les lieux fermés (écoles, hôpitaux, casernes, prisons).

La difficulté pour une administration laïque est de s’opposer au prosélytisme tout en respectant la liberté de conscience individuelle d’une population carcérale en évolution rapide.

Après les attentats de janvier 2015 à Paris, le ministère de la Justice a préparé un plan de la lutte contre la radicalisation en prison avec, en particulier, le recrutement de 60 nouveaux aumôniers musulmans qui s’ajouteront aux 181 actuels.

Un décret a été publié en mai 2017 qui impose à tous les aumôniers de prison de faire une formation sur la laïcité et les religions.

Les détenus peuvent solliciter un aumônier de toutes les religions reconnues.

En 2013, sur un total de 1.311 aumôniers de prison, 30% étaient rémunérés et 12% indemnisés avec une indemnité d’environ 200 euros/mois pour couvrir les frais de transport. Les autres aumôniers interviennent comme auxiliaires bénévoles. 51% étaient catholiques, 26% protestants, 12% musulmans, 6% juifs et 2% orthodoxes. Les plus récents sont de confession bouddhiste, hindouiste et témoins de Jehova.

Cependant, de nombreux croyants non-chrétiens ne peuvent pas demander la visite d’un aumônier de leur confession puisqu’il n’y en a pas autant que d’établissements pénitentiaires (191), même si certains aumôniers sont agréés pour intervenir dans plusieurs établissements.

L’aumônier titulaire peut visiter dans sa cellule toute personne détenue qui le sollicite, y compris lorsqu’elle est en cellule disciplinaire.

Les aumôniers catholiques interviennent dans 188 établissements sur 191. Ils sont proposés par l’évêque du diocèse où est implantée la prison à l’agrément de l’administration pénitentiaire. Ils sont, de ce fait, les représentants et acteurs essentiels de l’Eglise catholique à l’intérieur de la prison.

Les invités par l’aumônier aux célébrations liturgiques au sein de la prison, qu’ils soient séminaristes ou simples laïcs, viennent d’abord partager et apportent leur concours à l’animation des célébrations. Néanmoins, les personnes détenues sont les acteurs des célébrations. C’est l’aumônerie de la prison qui accueille et anime, laissant aux invités la place qu’ils peuvent prendre.

Dans leur appel du 19 mars 2014, les évêques de France ont souligné les effets néfastes de l’incarcération et souligné l’intérêt d’une peine alternative à la prison, assortie d’un accompagnement et d’un contrôle de la personne condamnée.

La Fraternité des prisons « Le Bon larron » souhaite qu’en France il y ait un groupe uni par la prière à chaque équipe d’aumônerie catholique  intervenant dans les établissements pénitentiaires.

Dans un article publié sur son blog, puis dans les numéros 365 et 366 de la revue du sanctuaire d’Ars, Bruno Lachnitt décrit son expérience d’aumônier catholique depuis 2013 de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas et de l’établissement pour mineurs de Meyzieu.

Une initiative intéressante : depuis 2012, l’aumônerie de la prison de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) organise une sortie de cinq jours pour un petit groupe de détenus de longue durée. Pour plus de détails, cliquer ici.

 

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